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vendredi, décembre 14, 2007

NICOLAS SARKOZY : LE "GUIDE" LIBYEN L'ENTRAÎNE SUR UNE PENTE GLISSANTE...

par Marie-Josée Girard /AAPI

L’argent est soit propre soit sale, c’est selon. Le sale, on le connaît, il vient de la drogue et des transactions douteuses ; des crimes plus ou moins avérés et par lesquels se compromettent parfois, pour des raisons tout aussi douteuses, certains hommes politiques. Le sale, on a de cesse de le laver, et son blanchiment constitue une activité parallèle à laquelle s’adonnent allégrement les escrocs. Le propre, c’est celui gagné honorablement, enfin, d’habitude.
Nicolas Sarkozy semble, ces jours-ci, faire clairement la nuance entre éthique commerciale et éthique tout court ; pas les Français.

En acceptant de conclure des contrats avec la Libye et son « Guide » Mouammar Kadhafi, alors que la communauté internationale le taxe à juste titre de terrorisme, le Président se met dans une position hasardeuse, mais cela ne semble pas trop l’incommoder. Car jusqu’où peut-on aller avant d’ébranler sur ses bases les fondements de l’éthique républicaine ? Lorsque la morale n’a plus droit de cité, n’est-ce pas toute la nation qui court à sa perte? A-t-il oublié que : «Dans un État populaire, il faut un ressort de plus qui est la vertu. Je parle ici de la vertu politique qui est la vertu morale dans le sens qu’elle se dirige au bien général.» Montesquieu, De l’esprit des lois, III.

Alors que l’on reprochait à Ségolène Royal d’avoir accepté de rencontrer les membres du Hamas lors de sa campagne électorale, voilà que le chef du pays ne s’embarrasse pas de tant de fla-fla. Son argument est le suivant, de l’argent c’est de l’argent. C’est aussi ce que se disent les trafiquants, non ? Bon, la comparaison est hardie, mais entre un contrat propre et un contrat qui l’est moins il y a une nuance. Il a en effet affirmé récemment que tous ces bons milliards d’Euro allaient profiter aux Français. C’est à voir. En attendant, ces derniers se rendent compte que l’infatigable roi Sarkozy semble finalement vaciller. Serait-ce à cause de son récent divorce, événement entre tous qui a la sombre réputation d’affecter le jugement des pauvres hommes abandonnés?

Dans le même ordre d’idées, au Canada, l’ancien Premier ministre Brian Mulroney a été entendu ces jours-ci pour répondre devant un comité d’éthique de sommes perçues en liquide en paiement de son soutien à la promotion de matériel militaire pour Karlheinz Schreiber, un homme d’affaires et lobbyiste allemand installé au Canada. Devant le comité, M. Mulroney a affirmé que l'entente visait à faire la promotion des ventes internationales de véhicules blindés légers fabriqués par Thyssen Industries. "M. Schreiber a ensuite indiqué qu'il serait très pratique pour Thyssen d'avoir un ancien Premier ministre pour l'aider dans la promotion internationale de ses véhicules de maintien de la paix et m'a donné une copie de documents d'information à propos du véhicule." (Source site TQS, John Ward, LA PRESSE CANADIENNE).

M. Mulroney, dans ses petits souliers, a dû faire amende honorable et expliquer devant le comité, autant que faire se peut, pourquoi il avait en plus « attendu » (quelques années…) avant de déclarer les 225 000 dollars (environ 175 000 Euros) au fisc. Il affirme qu’il s’agissait d’une grave erreur de jugement, tiens donc… Sûrement que cette noble pensée lui a échappé lorsqu’il comptait les coupures de mille dollars (c’est lui qui l’a dit) avant de les déposer dans son coffre-fort personnel. En tout cas, cet argent était suffisamment gris pour que le principal intéressé cherche à en dissimuler les sources. Pour toute excuse, M. Mulroney a indiqué que le fait de se retrouver sans emploi à la fin de son mandat a constitué un stress suffisant pour altérer son jugement.

Erreur de jugement, justifications douteuses, ces deux messieurs ont dû et doivent faire face à ces mêmes tentations qui une fois surmontées font la différence entre bassesse et honneur. Dommage qu’ils aient raté l’épreuve. Et dire que les colosses qui nous dirigent sont des colosses aux pieds d’argile…mais ça, on le savait.

mardi, mai 01, 2007

PRÉSIDENTIELLES : LE PLAN DE CARRIÈRE DE SARKOZY

Bon, les Français ont voté et ils voteront encore ce dimanche. La question est de savoir s’ils ont ou non été manipulés, ce qui semble l’évidence C’est pourquoi ce premier tour me laisse un mauvais goût dans la bouche, comme une déception indéfinissable et le sentiment d’une catastrophe imminente mais inéluctable : ce sera Sarkozy ou Royal, rien de plus.

Cette présidentielle nous a démontrée, que ce ne sont ni l’image, ni même les programmes des candidats qui ont le pouvoir en France lors d’une élection : ce sont les mots. Les mots que l’on choisit sans sincérité; des mots et des sentiments galvaudés, instrumentalisés, de la part de la gauche et de la droite, indistinctement. Des mots qui ont fait bougé les foules, rempli des auditoriums et des stades, débauché des députés et ministres, fait changé de parti et d'idéologie, le pouvoir des mots, de la caresse des mots...et des mensonges bien souvent.

Et ces mots sans fond, sans substance ont été reçus, acceptés, agréés par le peuple. On a cru à tort ou à raison ceux qui les ont prononcés et on a crédité leurs auteurs d’une sincérité qui n’était peut-être pas là, et c’est ça qui est triste. La crédulité du peuple français ou du moins d’une partie de celle-ci qui ne savent pas « voir » ce qui est juste, le sens profond des choses et juger en conséquence.

Sans prendre parti, je me réjouis que 18,6 % de ce même peuple a voté pour Bayrou et pour cette différence sincère et rafraichissante.

Mais voilà, Sarkozy VEUT être Président à tout prix, non pas pour la France, mais pour lui-même, c’est en quelque sorte son objectif de carrière, pour l'égo, la postérité ou quelqu'autre obscure raison. Et c’est un peu la même chose pour Royal, quoique chez elle, on sente l’étonnement devant son ascension mais aussi la présence d’un élan qui a quelque chose de maternel et qui nous fait parfois même oublier ses défauts.

Et oui, ce sera Sarkozy ou Royal, et ça on devra s’y faire pour cinq ans, quelles qu’en soient les conséquences. Car il est trop tard maintenant pour regretter.

samedi, mars 17, 2007

LE CAROUSSEL DES ALLÉGEANCES : BASSESSES ET AUTRES NOUVELLES DE CAMPAGNE

Tout compte fait, la classe que l’on attribue parfois à un individu s’avère tristement surfaite lorsque celui-ci se commet dans une diatribe vengeresse contre un ex-allié: Besson contre Royal, Veil contre Sarkozy, Borloo pour ou contre Sarkozy, Veil contre Bayrou, on ne sait tout simplement plus où donner de la tête tant le carrousel des intentions et des allégeances bifurque et repart à toute allure en sens contraire.

Malheureusement, cette semaine Simone Veil, quatre fois ministre de la Santé, a brisé sans le savoir la mince glace qui la protégeait de la vindicte populaire. Dorénavant, on la verra aussi comme celle qui, sans doute taraudée par une démangeaison attribuable au grand âge, aura craché en fin de parcours son venin - triste chant du cygne - sur le leader centriste de la façon la plus abjecte qui soit, espérant ainsi "faire avorter" le désir légitime et une partie de l'inclination naturelle du peuple.

Ex-UDF ayant abandonné le navire, « lapsi » politique n’ayant pas su, comme beaucoup d’autres, maintenir le cap de la solidarité lorsque les sirènes enivrantes de « l’autre pouvoir » lui ont fait un appel du pied, ("aucun respect pour une Simone Veil qui achève son illustre carrière dans l'hypocrisie et la régression politiques"David Sirota, Blog), cette ex-grande dame mérite-t-elle encore notre respect?

Simone Veil qui a qualifié dans Le Parisien la candidature de François Bayrou d'"imposture", et dit de lui qu’il était « le pire de tous » patauge dorénavant dans les ruelles les plus sordides et les sombres arrière-cours du déclin. Elle oublie sans doute qu'à ce jour 13% des Français (22% en 2002 au premier tour, permettant ainsi d'évacuer Jospin de la scène politique) votent Le Pen.

Il lui aurait été si facile de conserver sa dignité et d’écouter ceux qui lui ont conseillé de ne « pas abîmer son image ». Trop tard ! Elle a préféré instrumentaliser sa crédibilité au profit d’un Sarkozy, qu’elle mitraille ensuite sur ses propositions d’un ministère de « l’Immigration et de l’Identité nationale ». Sait-elle au moins ce qu’elle veut?

Ce qu’elle ne sait pas en tout cas c’est que cette haine, loin de servir les objectifs de la droite devient suspecte et attire justement l’attention sur François Bayrou. « Persécuté » de toutes parts, on ne peut en définitive que saluer, sous le feu roulant de piques qui lui sont destinées, la valeur de sa candidature et la légitime inquiétude qu’il suscite.

Il n’est donc plus déroutant de voir les colistiers de Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal tirer à bout portant sur François Bayrou car seule l’indifférence eut été dangereuse. Étant Canadienne, je n'ai pas le privilège de me prononcer lors de cette présidentielle, je constate cependant, qu'outre les choix purement politiques, c'est toujours la rencontre entre un homme et le peuple (vestige monarchique et gaulliste) qui a prévalu en France.

Paraissant le seul homme de bon sens dans cette soupe nauséabonde, François Bayrou doit à tout le moins maintenir fermement la barre de l'intelligence discrète avant que cette campagne….. ne nous rende tous complètement fous.